Migrer de Webflow vers Sanity sans perdre ses positions Google
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Migrer de Webflow vers Sanity avec Claude Code : 6 étapes claires, sans coder, pour changer de CMS sans perdre son contenu.
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Publié le
May 25, 2026
Mis à jour le
May 25, 2026
Valentin Bert
Valentin Bert
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Pourquoi migrer de Webflow vers Sanity ?

Quelles sont les vraies limites de Webflow ?

Webflow est excellent pour créer un site beau et fonctionnel sans coder. Mais son système de gestion de contenu (le CMS) a des contraintes qui deviennent vite bloquantes quand ton projet grandit.

La première limite, c'est le plafond de 10 000 éléments par collection. Si tu gères un catalogue produit qui grossit, un blog actif depuis plusieurs années, ou une base de ressources, tu peux t'y heurter plus vite que prévu.

La deuxième, c'est l'impossibilité d'afficher le même contenu sur plusieurs canaux. Ton site Webflow et ton application mobile ne peuvent pas partager la même source de vérité. Tu te retrouves à dupliquer le contenu, avec tous les risques de désynchronisation que ça implique.

La troisième limite, c'est la rigidité des champs. Webflow propose une liste de types de champs prédéfinis. Si tu as besoin d'un champ qui n'existe pas dans cette liste: par exemple un champ "ingrédients" avec des sous-champs, ou une structure de données très spécifique à ton métier: tu es bloqué.

Enfin, il y a la dépendance totale à l'hébergeur. Ton contenu est chez Webflow, sur leurs serveurs, dans leur format. Si tu veux partir un jour, l'extraction n'est pas triviale.

Qu'est-ce que Sanity change concrètement ?

Sanity, c'est comme séparer ta cuisine de ta salle à manger. La cuisine (ton contenu : articles, produits, auteurs, images), c'est Sanity qui la gère. La salle à manger (ce que voient tes visiteurs : le design, la mise en page, l'expérience), c'est ton site ou ton application qui s'en charge.

Concrètement, ça veut dire que le même contenu peut être servi à ton site web, à ton application mobile, à ta newsletter, et à un partenaire qui veut intégrer tes données: sans jamais dupliquer quoi que ce soit.

Les avantages concrets sont réels :

  • Multi-canal sans effort : tu écris une fois, tu publies partout.
  • Collaboration éditoriale : plusieurs personnes peuvent travailler en même temps dans le Studio Sanity, avec des workflows de validation si besoin.
  • Contenu exportable : tes données t'appartiennent, dans un format ouvert, récupérable à tout moment.
  • Pas de dépendance : si tu veux changer d'outil dans deux ans, tu pars avec tout ton contenu.
  • Structure sur mesure : tu modélises exactement les champs dont tu as besoin, sans compromis.

Pourquoi utiliser Claude Code plutôt qu'un outil comme MigrateKit ?

Comparaison entre Claude Code et MigrateKit pour une migration
Critère Claude Code MigrateKit
Coût Quelques euros de coût API Anthropic pour une migration standard Tarif sur devis (outil payant)
Contrôle Total : tu vois et valides chaque étape Délégué : l'outil gère, tu valides le résultat
Personnalisation Illimitée : Claude Code s'adapte à ta structure exacte Limitée aux cas couverts par l'outil
Niveau requis À l'aise avec les outils techniques, pas forcément développeur Accessible à tous
Temps de setup 1 à 2h de préparation Rapide, mais dépend du support

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Si tu es fondateur technique, chef de projet à l'aise avec les outils numériques, ou si tu veux comprendre et maîtriser chaque étape de ta migration, Claude Code est le bon choix. Si tu préfères déléguer et ne pas mettre les mains dans le cambouis, MigrateKit (ou un prestataire) sera plus adapté. Il n'y a pas de mauvaise réponse: juste deux profils différents.
Notre avis

Ce qu'il faut préparer avant de commencer

De quoi as-tu besoin pour démarrer ?

Voici la liste complète de ce qu'il te faut avant de lancer quoi que ce soit :

  • Un compte Webflow avec accès API: disponible sur tous les plans Webflow, y compris le plan gratuit. Tu trouveras l'accès dans les paramètres de ton compte.
  • Un compte Sanity: gratuit, à créer sur sanity.io. Le plan gratuit est largement suffisant pour une migration.
  • Claude Code installé: c'est un outil qui s'installe comme une application sur ton ordinateur, depuis le terminal. Anthropic fournit les instructions pas à pas dans sa documentation.
  • Environ 4 à 8 heures de disponibilité pour un site simple. Pas forcément d'un bloc: tu peux faire ça en plusieurs sessions.

Pourquoi faire l'inventaire de ton contenu Webflow d'abord ?

Avant de déménager, tu fais le tour de tes affaires pour savoir ce qui part, ce qui reste et ce qui se jette. C'est exactement la même logique ici.

Prendre 30 minutes pour cartographier ton contenu Webflow avant de commencer te fera gagner des heures plus tard. Concrètement, il s'agit de lister tes collections (blog, équipe, produits, témoignages…), de noter les types de champs pour chacune (texte simple, texte formaté, image, date, lien vers une autre collection) et d'identifier les relations entre collections : par exemple, un article qui pointe vers un auteur, qui lui-même pointe vers une catégorie.

Ce travail de cartographie te permettra de briefer Claude Code efficacement, et de valider que rien n'a été oublié à la fin de la migration.

Comment briefer Claude Code pour qu'il comprenne ton projet ?

Claude Code fonctionne avec un fichier de contexte qu'on appelle CLAUDE.md. Pense à ce fichier comme l'email de contexte que tu envoies à un freelance avant qu'il commence une mission : tu lui expliques qui tu es, ce que tu veux faire, et les contraintes importantes.

Ce fichier, tu le crées toi-même en texte simple. Tu y écris, par exemple : le nom de ton projet, la liste de tes collections Webflow et leurs champs principaux, ce que tu veux obtenir dans Sanity et les points d'attention (un champ personnalisé important, des images à absolument conserver, des slugs à ne pas modifier pour préserver ton SEO).

Plus ton brief est précis, plus Claude Code sera efficace. Il lira ce fichier au démarrage de chaque session et s'en servira comme boussole pour toutes ses actions.

Les 6 étapes de migration

Étape 1: Exporter ton contenu depuis Webflow

Webflow propose une interface pour accéder à tes données de façon sécurisée, qu'on appelle une API.

Pour que Claude Code puisse accéder à ces données, tu dois lui fournir ta clé API Webflow. Une clé API, c'est un mot de passe d'accès en lecture seule : elle permet de lire ton contenu, mais pas de le modifier. Tu la génères en quelques clics dans les paramètres de ton compte Webflow.

Une fois que tu lui donnes cette clé, Claude Code fait tout le reste : il écrit le programme qui va chercher tes données, gère la pagination (si tu as 500 articles, il les récupère par lots de 100 pour ne pas surcharger le système), et crée un dossier sur ton ordinateur avec un fichier par collection.

Ne partage jamais ta clé API publiquement: ni dans un email, ni dans un document partagé, ni sur un forum. Traite-la comme un mot de passe.
L'erreur fatale

Étape 2: Préparer la structure dans Sanity

Avant de coller tes données dans Sanity, tu dois lui expliquer comment elles sont organisées.

Dans Sanity, cette structure s'appelle un schéma. Claude Code s'en charge automatiquement : il lit les fichiers que tu viens d'exporter depuis Webflow, comprend comment tes données sont structurées et génère les "colonnes" Sanity correspondantes : une pour le titre, une pour la date, une pour l'image principale, une pour le lien vers l'auteur, etc.

Ton rôle à cette étape : valider que les colonnes générées correspondent bien à ce que tu veux. C'est le moment de signaler si un champ a été mal interprété ou si tu veux en renommer un.

Étape 3: Convertir le contenu riche (texte formaté et images dans le texte)

Le texte formaté de Webflow (gras, italique, liens, images insérées dans le texte, tableaux) est stocké dans un format que Sanity ne comprend pas directement.

Sanity utilise son propre format pour le texte riche, appelé Portable Text. Ce format est plus flexible et pensé pour fonctionner sur plusieurs canaux à la fois: site web, app mobile, newsletter: sans que la mise en forme soit perdue.

Claude Code convertit automatiquement le HTML de Webflow vers ce format Sanity. Il gère les cas courants sans problème : titres, paragraphes, listes, liens, images dans le texte, tableaux simples.

Ce que tu surveilles à cette étape : les contenus très personnalisés. Si tu as des composants Webflow sur mesure, des embeds complexes ou des mises en page inhabituelles, il faudra les vérifier manuellement après la conversion.

Étape 4: Migrer les images et fichiers

Tes images sont actuellement hébergées sur les serveurs de Webflow. Si tu quittes Webflow, ces adresses peuvent cesser de fonctionner et toutes tes images disparaissent avec elles.

Tu as deux options :

Comparaison des options de gestion des images Webflow
Option Ce que ça implique Avantages Inconvénients
A : Garder les URLs Webflow Tu conserves les liens vers les images Webflow tels quels Rapide, aucune manipulation Tu restes dépendant de Webflow pour tes images
B : Re-uploader dans Sanity Claude Code télécharge chaque image et la transfère dans Sanity Indépendance totale, images sécurisées Plus long selon le volume d'images

‍

Pour la plupart des projets, l'option B est recommandée si tu veux vraiment couper le cordon avec Webflow. Claude Code écrit le programme qui télécharge chaque image depuis Webflow et la re-uploade dans Sanity, en gérant les erreurs et les doublons au passage.

Étape 5: Importer les données dans Sanity

L'ordre d'import est crucial, et c'est une erreur que beaucoup font au premier essai. C'est comme en comptabilité : tu crées d'abord les fiches clients avant d'enregistrer leurs commandes. Si tu fais l'inverse, les commandes n'ont pas de client à référencer et tout part en erreur.

L'ordre concret pour un blog, par exemple : auteurs en premier, puis catégories, puis articles. Les articles pointent vers des auteurs et des catégories. Ces derniers doivent donc exister avant que les articles arrivent.

Claude Code gère cet ordre automatiquement. Il importe par lots pour éviter de surcharger les serveurs Sanity et affiche une progression en temps réel dans ton terminal : "47 auteurs importés", "12 catégories importées", "234 articles importés".

Ton rôle : surveiller ces chiffres et vérifier qu'ils correspondent à ce que tu avais dans Webflow. Si tu avais 47 auteurs dans Webflow et que Sanity en affiche 46, il faut trouver lequel a été perdu.

Étape 6: Vérifier que tout est bien passé

Ne coupe pas Webflow avant d'avoir validé chaque point de cette checklist. C'est la règle d'or.

  • Le nombre de documents dans Sanity correspond exactement au nombre d'items dans Webflow
  • Les références sont résolues : un article pointe bien vers son auteur, une fiche produit vers sa catégorie
  • Les images s'affichent correctement (teste sur plusieurs contenus)
  • Les slugs sont préservés (les adresses de tes pages n'ont pas changé)
  • Le Studio Sanity est accessible à toute ton équipe éditoriale
  • Un échantillon de contenus complexes (texte riche, images dans le texte) a été vérifié manuellement

Claude Code peut générer un rapport de vérification automatique qui compare ce qui était dans Webflow et ce qui est arrivé dans Sanity. Utilise-le comme point de départ, mais ne remplace pas la vérification humaine sur un échantillon de contenus.

Garde Webflow actif en parallèle pendant au moins une semaine après la migration. C'est ton filet de sécurité si quelque chose manque.
Conseil

Les erreurs fréquentes et comment les éviter

Risques fréquents lors d’une migration Webflow vers Sanity et solutions
Erreur Pourquoi ça arrive Comment l'éviter Ce que Claude Code peut faire
Texte formaté mal converti Certaines mises en forme Webflow n'ont pas d'équivalent direct dans Sanity Vérifier manuellement un échantillon de contenus riches avant de valider Signaler les cas problématiques et proposer des règles de conversion personnalisées
Images qui disparaissent Les URLs Webflow deviennent inactives après la fermeture du compte Choisir l'option B (re-upload dans Sanity) dès le départ Automatiser le téléchargement et le re-upload de chaque image
Références cassées Un article pointe vers un auteur qui n'a pas encore été importé Toujours importer dans l'ordre : entités simples d'abord, entités complexes ensuite Gérer l'ordre d'import automatiquement et détecter les références manquantes
Import dans le mauvais ordre On importe les articles avant les auteurs par réflexe Suivre l'ordre recommandé : auteurs → catégories → articles Bloquer l'import si une référence n'est pas encore disponible
Perte de SEO (slugs changés) La structure des URLs change lors de la migration Lister tous les slugs avant la migration et vérifier qu'ils sont identiques après Générer un rapport de comparaison des slugs avant/après
Blocage par les limites d'API Trop de requêtes envoyées trop vite à Webflow ou Sanity Ne pas lancer la migration en mode « tout d’un coup » Ajouter automatiquement des pauses entre chaque lot de requêtes

Comment ne pas perdre ses positions Google avec les redirections 301 ?

Une ancienne URL Webflow doit répondre par une redirection 301 vers son équivalent Sanity. Une par ancienne page, sans exception. Sur une migration Webflow vers Sanity, c'est le geste qui porte l'essentiel du risque SEO - et il se pose avant la mise en ligne, pas après. Une page retirée sans redirection sort de l'index, et la faire revenir prend ensuite des semaines.

Pourquoi lister toutes les URL avant la migration ?

Un slug, c'est le bout d'adresse qui suit le domaine : /blog/mon-article. Sauf que sur un site Webflow, il n'y a pas que les slugs de ton CMS. Il y a aussi les pages statiques, les pages de catégories, les tags, les paginations d'archive et parfois de vieilles URL avec paramètres que Google a indexées au fil des campagnes.

Tu pars donc d'un fichier à deux colonnes : ancienne_url → nouvelle_url. Le point de départ, tu l'as déjà : c'est l'inventaire produit à l'étape où tu exportes le contenu Webflow. Tu y ajoutes une colonne d'URL absolue, et le tour est joué.

Ce qu'il faut recenser :

  • Les pages statiques : accueil, à propos, contact, mentions légales.
  • Les items de chaque collection du CMS (articles, produits, auteurs, catégories).
  • Les pages de liste et d'archive générées par Webflow.
  • Les paginations (/blog/page/2), si elles reçoivent du trafic.
  • Les URL avec paramètres encore visibles dans Search Console.

Sur un site de 40 pages, le fichier fait 40 lignes. Sur un blog de 300 articles, il en fait 300. C'est du travail mécanique, pas un chantier : le tout est de le faire avant la bascule, pas trois semaines après.

Où poser les règles de redirection, hébergeur ou CDN ?

Point à ne pas rater : Sanity ne sert pas les pages de ton site. Le CMS stocke le contenu, un point c'est tout. Les redirections se déclarent là où le front est réellement servi, c'est-à-dire chez ton hébergeur ou sur ton CDN.

Plateforme Où déclarer les règles Format
Netlify fichier _redirects ou bloc [[redirects]] de netlify.toml une ligne par URL
Vercel / Next.js tableau redirects dans next.config.js objets JS/JSON
Cloudflare Bulk Redirects, avec import d'une liste CSV
Nginx / Apache bloc de configuration .conf ou .htaccess une règle par URL

Un fichier de départs ressemble à ça :

# _redirects (Netlify) : ancienne URL, nouvelle URL, code
/ancien-article            /blog/nouveau-slug              301
/ancienne-page-service     /services/offre-nouvelle        301
/tarifs                    /offres/tarifs                  301

Le CDN travaille avant l'application : quand la redirection est posée au bon endroit, elle répond en quelques millisecondes et ne dépend ni d'une page rendue, ni d'un script. C'est la méthode recommandée par Google, qui préfère les redirections côté serveur aux solutions JavaScript ou aux balises meta.

Comment traiter les slugs modifiés ?

Trois cas, trois réponses :

  1. Le slug n'a pas changé. Rien à faire. C'est la situation à viser, et c'est une consigne que tu peux mettre noir sur blanc dans le brief donné à Claude Code : ne pas toucher aux adresses existantes sans raison.
  2. Le slug a changé. Une redirection 301 vers la nouvelle adresse, en un seul saut. Si l'article a été déplacé d'une catégorie à une autre, on redirige vers la nouvelle catégorie, pas vers la racine.
  3. La page n'existe plus. On redirige vers la page la plus proche et la plus utile pour le visiteur : la catégorie parente, la page de service équivalente. S'il n'existe vraiment aucun équivalent, un code 410 est plus honnête qu'un renvoi vers l'accueil.

Ce qu'il ne faut pas faire : envoyer toutes les vieilles URL vers la page d'accueil. Google traite ce réflexe comme une soft 404 - la page répond bien, mais elle n'a rien à voir avec ce que le visiteur cherchait. Le signal se perd, et le visiteur aussi.

Quelles erreurs de redirection reviennent le plus souvent ?

  • La chaîne de redirections. A → B → C. Google finit par suivre, mais chaque saut dilue le signal et ajoute un aller-retour réseau. Vise A → C directement.
  • La redirection vers une page morte. La règle existe, la cible renvoie un 404. Ça arrive dès qu'une URL change après la rédaction du fichier : vérifie chaque cible après la bascule, avec un crawl ou un simple test par lots.
  • Le 302 posé par défaut. Un 302 dit « c'est temporaire ». Pour un changement définitif, c'est un 301 (ou un 308), sinon la nouvelle adresse n'est pas consolidée comme adresse de référence.
  • Les redirections supprimées trop tôt. Le trafic vers les anciennes URL ne s'arrête pas à la mise en ligne. Google recommande de garder les redirections en place durablement - six mois minimum, davantage si des visites arrivent encore sur les anciennes adresses.
  • L'oubli du changement d'adresse. Si ton domaine ne change pas (le cas le plus courant d'une migration Webflow → Sanity), l'outil Changement d'adresse de Search Console ne s'applique pas : il sert aux changements de domaine ou de sous-domaine. Les 301 suffisent, mais elles doivent être complètes.
Code Quand l'utiliser Effet côté Google
301 / 308 Changement définitif d'URL, le cas de cette migration Transmet le signal vers la nouvelle adresse
302 / 307 Détour temporaire, test, maintenance Ne consolide pas la nouvelle adresse
200 (rewrite) Le contenu est réellement servi à l'ancienne adresse Deux adresses pour un même contenu : risque de doublon
410 Page supprimée sans équivalent Indique que la page ne reviendra pas

Comment faire réindexer son site après la migration ?

Le jour de la mise en ligne, tu soumets le nouveau sitemap, tu vérifies que le robots.txt n'exclut rien, tu fais inspecter tes pages stratégiques, puis tu attends. La réindexation d'un site après migration n'a rien d'un interrupteur : Google traite le changement de façon progressive, sur des semaines. Compte 90 jours comme fenêtre d'observation avant de juger quoi que ce soit.

Que faire dans Search Console le jour de la mise en ligne ?

Une demi-heure suffit, à condition de suivre l'ordre :

  • Vérifier la propriété du domaine (elle est déjà validée si le domaine ne change pas).
  • Générer puis soumettre le sitemap XML. Attention : Sanity ne produit pas de sitemap, il ne fait que stocker du contenu. C'est ton front qui doit le générer au build, par exemple via une route dédiée comme dans Next.js.
  • Ouvrir le robots.txt en ligne et vérifier qu'aucun Disallow: / ne traîne depuis l'environnement de préproduction. C'est l'erreur qui coûte le plus cher, et la plus discrète.
  • Vérifier qu'aucune balise noindex n'a survécu dans les gabarits du nouveau front.
  • Inspecter une dizaine d'anciennes URL pour confirmer que la 301 est bien détectée.
  • Demander l'exploration des 10 à 20 pages qui pèsent le plus dans ton trafic, sans en attendre de miracle : Google précise noir sur blanc qu'une demande de réexploration ne garantit pas une indexation immédiate.

Combien de temps avant de retrouver ses positions ?

Personne ne peut te donner une date. Ce que Google documente, c'est que l'exploration d'un site migré prend de quelques jours à plusieurs semaines, et que la transition est progressive. Dans la pratique, on observe souvent cette séquence :

  • Semaines 1 et 2. Le trafic bouge dans tous les sens. Les impressions baissent parfois avant de remonter : c'est normal, et ce n'est pas un signal d'alarme.
  • Mois 1 à 3. Les nouvelles URL prennent le relais sur les anciennes. Les positions se recalent, souvent en commençant par les pages les mieux maillées.
  • 90 jours. C'est la fenêtre honnête pour comparer avant / après et tirer une conclusion.

Ce qui allonge le délai : une refonte éditoriale faite en même temps, un maillage interne pauvre entre les nouvelles pages, quelques redirections manquantes, ou un front beaucoup plus lent que l'ancien. D'où un conseil simple : ne pas empiler migration technique, refonte de contenu et nouveau design sur la même semaine. Tu ne saurais plus ce qui a cassé quoi.

Quels signaux surveiller dans les semaines qui suivent ?

Signal Où le lire À quoi s'attendre
Pages indexées Rapport « Pages » de Search Console Des 404 et des « Explorée, non indexée » apparaissent, puis diminuent
Clics et impressions Performances, en comparant 28 jours avant / après Un creux temporaire, puis une remontée progressive
Erreurs d'exploration Rapport « Pages » Doivent rester marginales et se résorber
Positions sur les requêtes piliers Performances, filtrées par requête À juger sur 90 jours, pas sur 7
Core Web Vitals Expérience / Signaux web essentiels Le nouveau front peut faire bouger les scores

Rythme de lecture raisonnable : un coup d'œil à J+7 pour vérifier que rien ne casse, une vraie analyse à J+30, un bilan à J+90. Les conclusions tirées au bout de trois jours n'ont aucune valeur statistique.

Comment repérer les pages qui ne reviennent pas ?

Le rapport « Pages » est ton meilleur outil, à condition de le croiser avec le fichier d'inventaire d'URL produit avant la migration.

  • Filtre les erreurs 404 et les soft 404 : chaque URL qui recevait du trafic avant et qui n'existe plus indique une redirection oubliée.
  • Regarde les « Explorée, actuellement non indexée » : souvent une page orpheline, sans lien interne vers elle.
  • Compare, page par page, les impressions sur 28 jours avant et après. Une page qui perd tout son trafic sans erreur visible mérite un coup d'œil à ses liens entrants.
  • Vérifie que le sitemap soumis contient bien les pages concernées : un sitemap qui liste d'anciennes URL renvoie Google vers des 301 en boucle.

Le guide complet de Google sur les migrations de site avec changement d'URL reste la référence à garder ouverte pendant cette période.


Webflow ou Sanity : lequel choisir ?

Il n'y a pas de meilleur CMS dans l'absolu, seulement un meilleur cas d'usage. Webflow gagne quand l'équipe publie seule et que le site reste une vitrine. Sanity gagne quand le contenu doit alimenter plusieurs supports, passer par des workflows de validation ou vivre plus longtemps que le design. Les limites de Webflow sont détaillées plus haut dans ce guide : ici, on tranche.

Critère Webflow Sanity
Modèle SaaS fermé, tout-en-un : design, hébergement et CMS au même endroit Headless : le contenu d'un côté, le site de l'autre
Coût Abonnement mensuel par site, selon la grille Webflow Plan gratuit puis facturation à l'usage et par siège, plus l'hébergement du front - voir la grille Sanity
Maintenance L'éditeur gère l'infrastructure, les mises à jour et le SSL L'éditeur gère le Content Lake ; l'hébergement, les dépendances et les mises à jour du site restent à ta charge
Compétences requises Profil designer ou marketing, aucun code Un développeur pour les schémas et le front ; les rédacteurs, eux, utilisent le Studio sans coder
SEO Bon par défaut : balises, sitemap, gestion des redirections dans l'interface Neutre : rien n'est généré, tout est à implémenter côté front. Contrôle total, zéro filet
Flexibilité Plafonnée par l'éditeur : champs prédéfinis, limites de volume par collection, pas de multi-canal natif Totale : API, schémas sur mesure, contenu servi à n'importe quel support
Cas d'usage idéal Site vitrine, landing pages, équipe autonome Blog à fort volume, contenu multi-canal, produit adossé à une app

Les deux grilles tarifaires bougent régulièrement : Webflow a simplifié ses plans en cours d'année, Sanity facture par siège au-delà du plan gratuit. Vérifie les pages officielles avant de poser un budget sur la table.

Site vitrine : Webflow, la plupart du temps

Cinq à trente pages, une équipe qui met à jour ses textes et ses photos toute seule, pas de développeur sous la main : Webflow fait le travail, avec un coût mensuel prévisible et zéro plomberie à surveiller. Passer à Sanity dans ce contexte n'apporte rien, sauf si la vitrine doit demain se brancher sur un CRM, un espace client ou une application - auquel cas la question ne se pose plus au niveau du site, mais du système d'information.

Blog et site éditorial : Sanity prend l'avantage dès que le volume monte

Un ou deux rédacteurs, une publication par semaine : Webflow suffit largement. Plusieurs auteurs, des relectures, des contenus réutilisés dans une newsletter ou sur LinkedIn, des archives qui grossissent depuis des années : Sanity reprend la main. Le Studio gère les rôles, les brouillons et les validations, et le même contenu alimente plusieurs supports sans copier-coller.

Le vrai critère de décision n'est pas l'outil, c'est l'accès à un développeur. Avec Sanity, chaque évolution du front se code. Ce n'est pas un coût caché, c'est la ligne budgétaire à assumer dès le départ.

Plateforme de contenu multi-canal : Sanity, sans hésiter

Site web, application mobile, newsletter, portail partenaire, affichage en boutique : si le même contenu doit sortir par plusieurs portes, Sanity est fait pour ça. Une source de vérité, des API qui servent les mêmes données à tous les fronts. Le match Webflow vs Sanity se termine ici : Webflow ne sait pas le faire nativement, et le contournement par duplication finit toujours par produire des versions divergentes.

E-commerce : ni l'un ni l'autre, souvent

Sois honnête sur ce point. Webflow propose une offre e-commerce, mais un catalogue complexe, des déclinaisons, des promotions et de la logistique la mettent vite à l'étroit. Sanity, de son côté, n'est pas une boutique : c'est un CMS. Il lui faut un moteur de vente branché à côté.

Le montage qui tient la route : la vente chez un spécialiste, le contenu éditorial chez Sanity, et un front qui affiche les deux. Tu gardes une boutique solide et des fiches produit enrichies, sans demander à un CMS de faire le métier d'un autre.

Et si la question qui reste est « je ne veux gérer ni le CMS, ni l'hébergement, ni les mises à jour », alors le sujet n'est plus Webflow ou Sanity. Le sujet, c'est de savoir qui s'occupe de la plomberie ensuite.

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1. Faut-il être développeur pour faire cette migration ?

Pas forcément, mais il faut être à l'aise avec les outils techniques. Claude Code réduit significativement la barrière : tu n'as pas à écrire de code toi-même, mais tu dois comprendre ce que tu fais, valider les étapes, et réagir si quelque chose ne va pas.

Si tu n'as jamais ouvert un terminal, si les mots "clé API" ou "fichier de configuration" te semblent abstraits, il vaut mieux faire appel à un prestataire pour t'accompagner: au moins sur les premières étapes. Ce guide reste utile pour comprendre ce qui se passe et dialoguer intelligemment avec lui.

2. Combien de temps ça prend vraiment ?

Pour un site simple: une à trois collections, moins de 500 éléments: compte entre 4 et 8 heures en tout. Pour un site complexe: dix collections ou plus, des relations imbriquées, des milliers d'éléments: prévois entre 2 et 5 jours de travail.

Claude Code réduit le temps de migration de 60 à 70 % par rapport à une migration manuelle. Ce qu'il ne peut pas faire à ta place : la vérification humaine, les décisions de structure, et la gestion des cas particuliers.

3. Quel budget prévoir pour cette migration ?

En mode DIY avec Claude Code : le coût se limite aux appels à l'API Anthropic, soit quelques euros pour une migration standard. Ajoute ton temps: c'est souvent le vrai coût.

Avec un prestataire qui t'accompagne : compte entre 500 et 3 000 € selon la complexité de ton site et le niveau d'accompagnement souhaité.

Avec MigrateKit : tarif sur devis, à demander directement à l'éditeur.

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